mardi 9 août 2011

Fleurs et gazon

Ce n'est pas possible de parler de l'écosse sans parler gazon. Il est partout, à point, vert bien sûr, moelleux comme une moquette et même tout au nord, à Thurso, notre Bed & Breakfast avait sa parcelle de gazon.
"Avec 2000 ans de soins, je pense que mon gazon sera fort acceptable." dit le Breton qui refuse le passage aux Romains dans Astérix chez les Bretons. Certains des Astérix font des bons guides de voyage. Ils font partie des références des garçons et cette phrase est arrivée très vite dans notre quotidien écossais.
Et bien, il est possible de marcher sur celui du parc de parc de Perth où j'ai pris cette photo. Il n'y a personne dessus uniquement parce qu'il pleut ce jour là, car c'est aussi un practice de golf en libre accès.
Donc les Perthois qui arrivent avec leur caddy, déambulent au milieu des familles et des mamies qui font leur promenade, et on les aperçoit un peu plus loin en rang d'oignons, tordus et la canne en l'air.

Le jardin de notre Bed & Breakfast de Fort William. C'était le plus grand, plus un hôtel qu'un particulier qui loue ses chambres.


Si dans les jardins, la culture des fleurs se limite aux bordures, ailleurs mousses et fleurs poussent où elles veulent. Avec l'humidité ambiante, on en retrouve très souvent sur les bords des toits et des balcons.
Sur une corniche à Édimbourg.


La mousse sur les statues d'une entrée d'immeuble à Glasgow.


Un balcon à Stirling.

Un mur à Stirling aussi.

Sur les chemins et le bord des routes, le chardon, emblème de l’Écosse, est partout.




Sinon, on retrouve plutôt les fleurs de montagne, beaucoup de digitales pourpres et d'autres dont je ne connais pas les noms.

La montée de Calton Hill à Edimbourgh.


Un chemin à Aviemore.


samedi 6 août 2011

Les écluses




L’Écosse n'est pas large et la mer n'est jamais loin. Entourée des mers Hébrides, de la mer du Nord et de l'océan Atlantique, des raccourcis ont été nécessaires pour éviter de faire le tour pour passer d'est en ouest ou du nord au sud.
Nous avons rencontré une première série d'écluses à la sortie de Fort William sur le canal Calédonien, Neptune's Staircase, l'escalier de Neptune. Construit assez tard, au XIX ème siècle, il relie Fort William qui se trouve au fond d'un estuaire des mers intérieures à Inverness en bordure de l'océan atlantique.
C'est sur cette diagonale sud ouest - nord est, que l’Écosse est la moins large. Quand nous regardons la carte, nous avons même l'impression que la portion de terre au nord de cette ligne a été ajoutée, qu'elle est amarrée à la partie principale. Les trois lacs tout en longueur qui pointillent cette ligne, accentuent cette sensation : le Loch Lhinne que nous avons longé entre Oban et Fort William, le Loch Lochy et bien sur le Loch Ness.

Les 3 Volt au spectacle, nous ne nous lassons pas des écluses... pourtant il ne se passe pas grand chose.


L'eau monte sans que l'on voit d'où elle vient. "C'est magique" dit Olivier. Sur les bateaux, les cordes d'arrimage sont maintenues serrées. J'ai été étonnée de voir qu'il n'y a pas d'échange d'un bateau à l'autre. C'est un peu comme sur un parking, chacun est très concentré sur sa manœuvre.



Par contre, sur le bord, c'est petite causette entre amis. Ceux là sont des habitués, ils ne sont pas descendus d'un bateau.

Il y a huit écluses en tout pour un dénivelé de 21 mètres et une longueur de 457 mètres. Il faut un peu de patience. A l'étage supérieur, c'est le calme plat.


Le canal est au bout de l'escalier, enfin.


Madame vient de faire un arrêt douche avant d'entamer sa descente.


The Falkirk Wheel.
Alors là, on passe à du gros, pour l'écluse en tous cas. Les bateaux eux, sont plutôt des péniches de croisières, le tunnel du canal n'est pas très haut. Elle permet de relier deux canaux.


Une grande roue avec deux bacs transporte les bateaux de haut en bas dans un mouvement de balancier. La construction date de 2002 et elle est annoncée comme une première mondiale. Elle est d'ailleurs une attraction, il est possible de prendre place dans un des deux bateaux qui font la navette pour un petit tour dans les airs.


Comme dans les écluses "normales", il faut ranger les bateaux très précisément.


Le canal d'arrivée et la roue. Le bâtiment à droite à la forme d'une tranche d'orange, possède une grande verrière face à la roue. Il permet aux spectateurs d'assister à toute la manœuvre au chaud et au sec, même autour d'un café ... ou d'une bière et d'un petit gâteau aux couleurs tout à fait anglaises.


La roue se met en route doucement, sans bruit pour un passage de haut en bas ... ou le contraire.


La roue vue d'en bas.

Une petite dernière, à l'ancienne ...


... avant d'arriver enfin au canal.

mercredi 3 août 2011

Perth et le plaisir de la conduite en Ecosse

Après les Highlands la descente vers le sud et le retour dans la campagne manquent de piment. Nous retrouvons des routes passantes. C'est un peu comme quand on arrive dans une vallée après un séjour en montagne, nous revenons au monde.
A Perth, nous avons visité le musée du Black Watch Regiment et fait peu de photos.

Ce sera l'occasion de parler des voitures et de la conduite à gauche.
Les premières heures ont été un peu dures pour notre chauffeur malgré le soutien attentif de Clément, qui de temps en temps, le rappelait à l'ordre, .... "à gauche" ... surtout après un carrefour, au moment de s'engager dans une rue vide de voiture. La tentation était grande, alors, de repartir sur la droite.
Nous étions tous tellement concentrés que nous sommes partis trop vite de Glasgow en oubliant nos arrêts prévus dans les Trossachs.
Notre voiture, laquelle? C'est facile nous avions choisi en fonction de la taille du coffre.

Sur le parking de Lochinver, il menaçait de pleuvoir et nous nous préparions à pique niquer dans la voiture car c'est tout petit Lochinver.
Nous devions y passer deux nuits, mieux valait se garder un peu de découverte possible et ne pas commencer de suite à entrer dans l'un des deux pubs restaurants.
Une Ferrari est donc venue se garer à côté de nous. Voilà de quoi occuper des pique-niqueurs. Drôle d'apparition .... dans les paysages des Highlands et les routes à une voie, une Ferrari .... que peut bien faire une Ferrari ici? Dans le pays des Jaguars?
Elle appartenait à un monsieur d'une soixante d'années tout à fait neutre. Après lui, sont arrivées plusieurs voitures customisées appartenant à des beaucoup plus jeunes gens. Étaient ils ensemble? Y avait il un rallye? Ils échangeaient ensemble, faisaient le tour des voitures tous ensemble pour juger, pour jauger ....
Les voitures customisées des jeunes sont reparties au bout d'un moment et il ne restait plus sur le parking, que les Volt en train de pique niquer, la Ferrari vide et la pluie qui tombait.
Monsieur Ferrari revenu, il faisait les 100 pas sur le parking. Il attendait.
Un peu plus tard, quand je suis sortie de notre voiture, je me suis aperçue qu'il y avait un passager dans la Ferrari, ou plutôt, une passagère. Une vieille dame, au moins 80 ans en train de lire un journal. Toute bien apprêtée, bien enfoncée dans son siège et concentrée sur la lecture.
Nous n'avons rien su, du pourquoi ils étaient arrivés là tous les deux, seulement pu imaginer que c'était sans doute la mère et le fils et qu'ils faisaient leur promenade dominicale.

Pendant que d'autres se préparaient ou revenaient de la pêche, à Lochinver encore. Les cannes à pêche étaient vraiment arrimées à la voiture. La voiture roule avec, c'est du côté du passager.

Le plus dur d'après Olivier, n'est pas la conduite à gauche, mais le levier de vitesse à gauche. Il se sentait "gauche" .... avec sa main gauche. Nous avons eu droit à quelques injures à la capitaine Haddock quand il calait.
Pour les passagers, au sortir d'une douce rêverie, ce sont les gros camions qui arrivent en face qui surprennent.

Mais le plus étonnant sont les routes à une voie dans le nord des Highlands. Il y a très régulièrement des dégagements pour se ranger et laisser passer la voiture qui arrive en face.
Tout se passe très calmement, il y en a toujours un qui s'arrête en premier. Jamais besoin de reculer pour rejoindre le "passing place".
C'est beaucoup moins sportif qu'en Norvège où tout le monde continue à rouler en se serrant sur le bord. Heureusement car notre voiture était large.

Le "passing place" était parfois occupé par autre chose qu'une voiture. Les moutons vont et viennent librement.

La route n'est pas réservée aux automobilistes.


Entre les grenouilles et les caravanes, les écossais ont choisi, ce sont les grenouilles.


Les panneaux sont toujours un petit moment de plaisirs.
Une petite dernière pour la route, le camion bibliothèque qui sillonnent les routes du nord. Il est venu s'installer à côté sur la place du village où nous pique-niquions.
Le bibliothécaire était ravi de me faire monter, j'hésitais ne sachant pas si c'était bien ouvert. Il m'a montré toute les catégories de livres et bien sûr, sa fierté, ceux en gaélique.



mardi 2 août 2011

Avimore

Nous serions bien restés un peu plus longtemps dans le nord pour visiter les Iles Orcades, mais nous sommes attendus à Aviemore. Nous pouvons toujours imaginer qu'en retournant vers le sud, le soleil viendra enfin nous retrouver.
Aviemore se trouve dans la région montagneuse de l'écosse, les Cairngorms. C'est le point d'entrée dans un parc national ou il est possible de pratiquer toutes sortes d'activités de montagne.
Nous avions projeté de monter en funiculaire puis continuer à pied au plus haut du massif, soit 1245 mètres.
Au réveil, c'est la déception, le ciel est très bas, la bruine froide, mais nous tentons néanmoins de rejoindre le départ du funiculaire qui est aussi le départ des pistes de ski en hiver .... au cas où ....
Peine perdue, le thermomètre affiche 7° en bas des pistes, 5° prévus à la sortie du funiculaire, c'est vraiment trop bas pour un été, même écossais.
Nous rebroussons chemin et nous proposons l'activité "bis". Acceptée à l'unanimité des votants, nous partons vers le parc animalier réservé aux animaux du froid.
Nous avons laissé la montagne, roulé un moment, c'est un peu décevant pour qui vient pour les paysages.



Mais nous avons quand même bien du plaisir, ce sont des animaux que nous ne voyons pas souvent.
Les chèvres turques.


L'élan que nous n'avions pas rencontré en Norvège.


The tiger of the Highlands, c'est comme cela qu'il nous est présenté, le Scottish wildcat. En fait son point commun avec le tigre, en dehors d'être un félin, est qu'il est en grand danger d'extinction.
Ils disposent dans le parc d'un grand nombre de cages reliées par des chemins de traverse en hauteur. Ils vont, ils viennent d'une cage à l'autre, les humains d'en dessous ne les intéressent vraiment pas.


Les yacks de l'Himalaya


Les bisons d’Europe



Séance de toilettage pour ces macaques du Japon. Nous sommes restés un grand moment à admirer la méticulosité avec laquelle c'était fait. Le geste était à la fois tendre, doux et précis. Il n'oubliait pas la moindre parcelle de peau.
Clément a trouvé que cela lui rappelait quand je vérifiais leur tête après un épisode poux ..... j'avais l'impression, à l'époque, d'être un peu plus hystérique face aux petits bêtes et surtout, promis .... je ne les ai jamais mangées!


Chameaux gris.

lundi 1 août 2011

Thurso et la côte nord

Nous laissons Lochinver pour partir plein nord, avec une pointe d'inquiétude quand même de la part de Clément. Nous roulons depuis si longtemps vers le nord, sur une route à une seule voie, avec cette impression qu'il n'y a rien d'autre que cette route ... allons nous pouvoir revenir en sens inverse??
L'Ardvreck Castle n'est pas là pour nous rassurer. Il ne manquerait plus qu'un fantôme vienne nous trouver ....





Le panorama nous est annoncé comme l'un des plus beaux de l’Écosse sur la table panoramique. Cela n'étonne pas, mais il nous reste beaucoup de choses à voir.



Un peu plus loin à Kylestrome.


A la sortie de Durness, le premier bourg sur la côte nord que nous rencontrons. Le ciel est très bas, mais il n'y a pas de vent.
Les paquets d'eau remués sont impressionnants. Une discussion s'engage sur la hauteur des vagues, l'attraction de la lune, les mouvements de l'eau, nous nous sentons tout petits.
Sur la falaise de droite, des oiseaux sont trop loin dans la brume pour que je puisse les photographier.
La plage à notre gauche, n'est pas déserte. Il y a des joueurs, une femme fait des mouvements lents, du yoga ou de la gymnastique chinoise, mais personne dans l'eau.
Olivier ira bien sûr y mettre les pieds et mouiller son short. "Tu ne peux vraiment pas y résister" lui a dit Clément.